Vincent Van Gogh (1853-1890) VINCENT Fidèle à son tragique destin, Sa courte vie s'écrit en dessins. Il choisit de peindre des paysages Et des autoportraits qui dévoilent ses visages Il est un des phares de l'art flamand. Ses toiles illuminent tant de tourments. Dans sa quête éperdue d'identité, Théo reste toujours à ses côtés. De Bruxelles à Paris en passant par Anvers, Sa palette s'éclaircit et trouve la lumière. Il peint comme on respire pour rester en vie Son chevalet et son pinceau sont sa survie Dans la frénésie, l'exaltation Il peint les champs de blé et les moissons; Les arbres torsadés sont des langues de feu D'un jaune étincelant sur le bleu. De Monticelli à Gauguin en Provence Naissent les couleurs vives de sa violence; Arles, les Saint's Maries de la mer Ont offert leurs cadres à ce solitaire. Du "Pont de Langlois" au "Café de nuit" Sa peinture, ses tableaux restent toute sa vie: Mieux qu'à Montmartre, dans le midi de la France Il torture par ses couteaux sa conscience. Ses toiles décrochent les étoiles aux nuits Comme pour s'éloigner de sa folie, Il fait siffler les arbres, capture le vent Et les tournesols s'ouvrent tout grand. Les tempêtes sont sous le joug de sa passion Et bouleversé, il perd jusqu'à la raison. Au fond de son asile, sans repère Ses amitiés déçues sont bien trop éphémères. L'oreille coupée, le regard fou, Il souffre et puis se sépare de nous. Il nous a laissé sa lumière Pour nous éclairer sur la terre Sur la terre, Sur la terre,